Dans un contexte où il faut souvent faire preuve d’agilité pour répondre aux besoins de l’activité, le recours à des travailleurs indépendants constitue une solution de plus en plus fréquente. Enseignants d’équitation, cavaliers, grooms, assistants d’élevage, préparateurs aux ventes, etc. Ces “freelance” peuvent apporter des compétences précieuses tout en offrant une grande souplesse d’organisation.
Pour autant, cette collaboration doit être mise en place avec certaines précautions afin de garantir le respect du cadre juridique applicable et de sécuriser les relations entre les parties.
Une réponse adaptée aux besoins des professionnels du cheval
Elle permet tout d’abord de faire face à des besoins ponctuels et concerne des tâches pouvant être exercées en autonomie par le travailleur, sans nécessairement recourir à une embauche. Une structure peut ainsi renforcer son activité durant les vacances scolaires, la saison de concours ou de poulinage.
L’intervention d’un indépendant peut également répondre à la recherche d’une expertise spécifique. Certains professionnels disposent de compétences particulières en enseignement, valorisation des chevaux, travail à pied, coaching en compétition ou encore communication et développement commercial.
Cette formule offre également une plus grande flexibilité dans l’organisation du travail et permet à chaque partie de conserver son autonomie tout en développant une relation professionnelle sereine. Laurie Bessette, juriste spécialisée dans la filière cheval, précise : « Faire appel à un travailleur indépendant donne naissance à une relation contractuelle juridiquement qualifiée de contrat de prestation de service ou contrat d’entreprise entre le prestataire et son client (articles 1710 et suivants du code civil). Pour sécuriser la relation, il est recommandé de prévoir la rédaction d’un contrat écrit permettant de préciser les conditions dans lesquelles la prestation sera effectuée. »