Dans le milieu équestre, la passion ne doit plus se vivre au détriment de la qualité de vie. C’est la conviction profonde de Florian Vert, dirigeant du Haras du Val. Réduction de la pénibilité, aménagement des plannings, avantages en nature et cohésion d'équipe : au travers de ce témoignage vidéo, découvrez les actions concrètes mises en place par cette écurie pour prouver qu'il est possible d'allier exigence du métier et épanouissement des salariés.
Pouvez-vous vous présenter ?
Bonjour, je m'appelle Florian Vert. Je dirige le Haras du Val, un centre équestre, poney club et écurie de propriétaires, avec une équipe de sept personnes, dont une stagiaire et une auto-entrepreneuse en plus.
Pourquoi avez-vous souhaité être labellisé Bien-être au Travail ?
On est déjà labellisés EquuRES Bien-être animal et environnement, et on voulait mettre en avant que dans l'équitation, on peut aussi être heureux en tant que salarié, évoluer, et que ce n'est pas forcément l'exploitation du moniteur qui fait 20h par jour dans sa carrière.
Pourquoi le bien-être au travail est important pour vous ?
Cela nous permet de fidéliser nos salariés, de créer une vraie équipe et d'avancer tous ensemble dans une bonne ambiance, en créant une vraie famille au sein de l'équipe.
Quelles sont les pratiques mises en place pour les salariés ?
On essaie de privilégier le bien-être de chacun et de s'adapter à chaque personne, aussi bien sur l'organisation que sur le temps de travail, et de faire en sorte que chacun puisse monter à cheval et vivre pleinement de sa passion.
On essaie de diminuer au maximum la pénibilité. Tout ce qui est conduite d'engins est fait principalement par moi. Tous les boxes sont curés avec du curage mécanique et non à la fourche. Quel que soit le poste, on essaie qu'il soit adapté à chaque tâche et à chaque métier : aussi bien Océane, qui est plutôt dans les bureaux, dans un bureau climatisé et chauffé avec du matériel adapté ; que Laureline, qui s'occupe plutôt de l'organisation des cours et qui a un iPad pour avoir accès au logiciel de gestion où qu'elle soit dans les écuries.
Chacun a le droit à ses vacances. Même si c'est un travail qui est quand même toujours compliqué parce qu'il y a des cours tard le soir, les moniteurs ont le temps de monter leur cheval le matin et on essaie de s'adapter au métier de chacun.
C'est toujours un peu compliqué d'avoir des salaires très élevés, alors on compense avec plusieurs avantages en nature : une mutuelle prise en charge à 100 % et tous les salariés peuvent monter à cheval. Notre palfrenière a même un cheval qui lui est confié à l'année, qu'elle vient monter pendant ses heures libres quand elle le veut. Il y a aussi la prise en charge du cheval pour les concours et des avantages sur la pension. C'est grâce à tout cela aussi qu'on a réussi à être labellisés "Bien-être au Travail" par EquuRES.
Qu’avez-vous dû mettre en place pour répondre au cahier des charges EquuRES ?
Grâce à l'audit de notre labellisation, on s'est rendu compte qu'il y avait quand même quelques éléments à mettre en place, notamment un livret d'accueil, afin que les nouveaux salariés ou les nouveaux apprentis puissent au préalable connaître la structure, le fonctionnement, comment tout est organisé, et se sentir bien dès leur arrivée.
On a mis en place des vestiaires où chaque salarié a un casier attitré où il peut mettre ses affaires. Les apprentis peuvent aussi y laisser leurs affaires d'équitation ; comme ça, quand ils vont à l'école c'est plus facile quand ils reviennent. Il y a une cuisine dédiée avec un frigo où ils peuvent laisser leur nourriture, et une salle de pause dans le club-house qui est chauffée, où ils peuvent se reposer et déjeuner avec nous. Comme ça, ils sont bien intégrés et heureux de venir travailler chez nous.